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Cette semaine, JRC145830 commencé à circuler sur LinkedIn. « Méthodologie du Digital Product Passport. » « Changement de jeu pour les textiles. » Beaucoup de reposts, très peu de personnes qui l’ont lu.
Je l’ai lu. Plus d’une fois. Parce que mon nom — à travers la contribution à l’enquête CIRPASS-2 que j’ai soumise en janvier 2026 — fait partie de la base de preuves qui l’a informée.
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Alors laissez-moi vous dire ce que cela dit réellement, pourquoi cela compte, et ce que personne n’a encore construit.
Ce qu’est le document — et ce qu’il n’est pas
JRC145830 est un rapport méthodologique. Il informe les équipes d’étude préparatoire de l’UE how to define ce qui entre dans un Digital Product Passport pour chaque groupe de produits. Ce n’est pas une spécification technique. Il ne vous indique pas comment vous connecter à un registre européen. Il ne vous indique pas quels domaines sont obligatoires pour le textile.
Cette partie — la loi déléguée pour les textiles — n’existe pas encore.
Ce que le document établit très clairement, c’est l’architecture juridique autour de laquelle tout système DPP conforme doit être construit. Et cette architecture présente un problème que presque personne sur le marché n’a remarqué.
L’écart que le document identifie — et que je documente depuis un an
L’ESPR définit un « fournisseur de services DPP » à l’article 2 comme un tiers indépendant qui traite les données DPP et les met à disposition des opérateurs économiques habilités à y accéder.
Pour faire cela correctement — pas seulement formellement — un fournisseur de services DPP doit vérifier trois choses :
Que les certificats couvrant une revendication matérielle soient légalement valides et correctement liés au produit (TC Linkage Check)
Que le volume de matériau certifié soit physiquement suffisant pour couvrir la production déclarée (bilan massique)
Que la revendication soit conforme à la norme réglementaire applicable — ESPR, GRS, CSRD — au niveau de l’unité individuelle du produit (vérification NLI)
Le point 2 est là où tout le marché a un problème.
Le GRS — la norme mondiale de recyclage — certifie en kilogrammes sur des périodes de 90 jours. L’ESPR exige des déclarations par vêtement. Il n’existe actuellement aucune norme qui comble cet écart.
J’ai documenté cela officiellement dans ma contribution à l’enquête CIRPASS-2 (ID : bb6997ac-957f-40c5-894c-9175f17ed682, soumise le 29 janvier 2026), qui fait désormais partie de la base de preuves utilisée par les groupes de travail du JRC.
L’écart est simple à énoncer : un certificat de transaction certifiant 10 000 kg de polyester recyclé ne vous indique pas combien de vêtements couvrent 10 000 kg. Sans pont informatique, toute marque affirmant que GRS a recyclé du contenu sur un DPP fait une déclaration invérifiable.
Ce que Reeco fait à ce sujet
Le moteur Reeco Mass Balance calcule exactement ce pont.
Chaque vêtement possède un tissu déclaré qui peut rendre le poids/l’unité. Chaque certificat de transaction contient un volume certifié en kilogrammes. Le moteur maintient un équilibre de fonctionnement : matériau certifié en plastique, matériau consommé par unité produite.
Lorsque le solde certifié atteint zéro, l’émission de DPP est bloquée. Pas de dérogation. Aucune décision humaine n’est nécessaire. Le système produit une trace d’audit signée Ed25519 — un horodatage cryptographique prouvant que la revendication était valide au moment de l’émission.
La sortie est classée comme DÉFENDABLE, RESTREINTE ou NON_COMPLIANT. Seules les réclamations DÉFENDABLES peuvent générer un DPP.
Ce n’est pas un tableau de bord. C’est un mécanisme d’application.
Ce que le document dit sur le registre de l’UE — et quelle est la date limite réelle
Le Registre des DPP de l’UE (article 13 ESPR) doit être opérationnel par July 19, 2026. C’est la date limite légale pour la Commission.
Lors de son ouverture, les fournisseurs de services DPP ne téléverseront pas de documents sur un portail. Ils enregistreront un URI persistant — une adresse numérique stable — pointant vers les données de passeport hébergées sur leur infrastructure. Le registre stocke le pointeur, pas les données.
L’infrastructure de Reeco sur portal.reeco.eco est déjà construite autour de ce modèle.
Les normes régissant la mise en œuvre technique sont en cours d’élaboration par le CEN/CENELEC JTC 24. Le cadre d’identifiants — UPI, UOI, UFI — suit GS1 Digital Link et ISO/IEC 15459. Le format des données sera JSON-LD. Le modèle d’accès est basé sur les rôles : niveau public, niveau de marque, niveau d’autorité de surveillance du marché.
Tout cela se reflète déjà dans l’architecture de Reeco.
What I would tell any brand sourcing director reading this
Si votre plateforme DPP fonctionne aujourd’hui en téléchargeant un certificat et en marquant un champ comme « conforme », vous avez un système documentaire, pas un système de vérification.
Les actes délégués par l’ESPR pour le textile exigeront que les revendications soient exactes, vérifiables et traçables aux documents sources. « Nous avons le certificat » ne suffira pas. Les autorités de surveillance du marché s’attendront à voir la chaîne de calcul.
La différence entre une demande DPP défendable et une responsabilité n’est pas le certificat. C’est le calcul derrière tout ça.
What comes next
La loi déléguée pour le textile est attendue entre la fin 2026 et 2027. Les champs obligatoires, les niveaux de granularité et les droits d’accès pour les DPP textiles y seront définis.
Je fais partie des groupes de travail qui préparent cette loi.
Si vous êtes une marque, un organisme de certification ou un fabricant qui souhaite comprendre à quoi ressembleront réellement vos obligations de conformité DPP — et non la version LinkedIn, la version réglementaire — je suis disponible.
La base de connaissances se trouve à ia.reeco.eco/knowledge. Le système est en ligne.
Stefano Cipriani est le fondateur de Reeco, une plateforme de vérification DPP pour l’industrie textile. Il est membre expert de CIRPASS-2 (EWG1, EWG3, EWG5) et actionnaire enregistré du JRC, unité B5.
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